Le marché secondaire se fraye une place au soleil

Le marché secondaire se fraye une place au soleil

Le marché secondaire du photovoltaïque connaît depuis quelques temps une forte croissance, notamment en France. Quelles sont les raisons de ce développement, et dans quelle mesure l’achat d’une centrale solaire “d’occasion” est-elle plus intéressante que le développement d’un projet neuf ? Milk the Sun revient sur le contexte d’internationalisation de la filière photovoltaïque et aborde certains points laissant penser que le marché secondaire offre de nouvelles perspectives au photovoltaïque. 

L’internationalisation de l’industrie PV, une opportunité de développement de la filière ?

Du fait de la concurrence internationale, notamment en raison de la production de panneaux produits à moindre coût, s’exprime depuis quelques années un besoin de labellisation du marché photovoltaïque. L’ouverture à la concurrence a en effet généré une crainte chez les consommateurs et investisseurs vis-à-vis du photovoltaïque, suite à la multiplication de cas dans lesquels des panneaux achetés à moindres frais se sont révélés de mauvaise qualité.

L’internationalisation de la filière photovoltaïque représente cependant une chance pour ce secteur, en permettant aux entreprises et investisseurs de développer des projets de plus grande envergure, de partager leurs expériences afin de voir émerger une filière photovoltaïque solide. Le fait est que le secteur photovoltaïque présente des caractéristiques particulières, ne se prêtant pas forcément au business model des grands groupes d’électricité. Laissant la place à l’apparition de nouveaux acteurs et à des pratiques innovantes, le marché du solaire a donné la possibilité à des entreprises innovantes, à l’instar de Milk the Sun, de voir le jour.

Le marché secondaire, une opportunité pour les acteurs du photovoltaïque

Si le développement de grands projets photovoltaïques permet d’acquérir de la visibilité, cette pratique constitue désormais en France un investissement plus important et plus complexe qu’avec les anciens tarifs de rachat. Le contexte français de plus en plus réglementé, ainsi que l’aspect contraignant des procédures d’appels d’offres, sont susceptibles de freiner le développement de nouveaux projets, au profit du marché photovoltaïque secondaire.

Le marché de seconde main présente en effet de nombreux avantages pour les acteurs de la filière : plus ouvert, plus transparent et souvent plus rentable, le marché d’occasion du photovoltaïque est en pleine expansion. La plateforme Milk the Sun est l’un des outils permettant d’acquérir des centrales PV sur le marché secondaire. L’intérêt de ce type d’opérations est pour une entreprise d’une part d’accroître son parc en exploitation plus rapidement que via le développement de centrales, mais également parfois de pouvoir mettre à profit ses capacités d’exploitation et de maintenance.

Loin d’être au point mort, le marché photovoltaïque français fait certes face à de nombreux défis, dont celui de permettre à tous les acteurs du secteur de trouver leur place dans cette filière internationale et en perpétuelle évolution, mais les restructurations du marché photovoltaïque laissent entrevoir la constitution en France du photovoltaïque comme énergie alternative à la fois crédible, rentable et innovante.

En savoir plus

Milk the Sun est une start-up créée à Berlin en 2012, et permettant via sa plateforme éponyme Milk the Sun la mise en relation de tous les acteurs de la filière solaire : du propriétaire d’installation photovoltaïque au producteur de modules, en passant par l’installateur, l’investisseur, le chargé d’affaire, ou le particulier. Lieu de rencontre de l’offre et de la demande de photovoltaïque internationale, Milk the Sun regroupe plus de 10 000 utilisateurs originaires des quatre coins du monde.

Coline Jégoux

Country Manager France @Milk the Sun, Berlin